Paroles de Sagesse

PAROLES DE SAGESSE

 

Les strophes qui  suivent ne forment pas un  tout.   Elles furent sauvées de l'oubli, réunies et publiées séparément dans un opuscule, ‘Paroles de Sagesse’, dans lequel sont décrites les circonstances de composition de chaque strophe. Bien que publiées Indépendamment des ‘Ecrits Originaux’ du Maharshi, elles furent Incorporées dans la  traduction anglaise de l'œuvre.

Il est peu su que l'entourage du Maharshi était aussi littéraire qu'ascétique, et que, bien des conversations se déroulaient au fil d'une poésie Improvisée. La plupart de ces compositions, souvent notées sur des morceaux de papier de toutes provenances, ont malheureusement disparu.

Les références données avec le  titre de chaque poème sont celles qui correspondent à l'édition anglaise.

 

THIRUCHUZHI (occ. v.1)

 

Thiruchuzhi est la ville natale de Sri Ramana, qui composa cette strophe après avoir lu une composition de Mânickavâchakar commençant par le mot  « Amant ». Il ouvrit sa  composition par ce mot, qui se trouve être le dernier dans la traduction.

 

Shiva ! Accorde-moi amour envers Toi,

le Solitaire qui resplendit dans mon cœur

tout comme tu brilles sans cesser,

ô suprême Lumière,

dans l'attrayante Thiruchuzhi et tout

comme Tu déploies Ta Danse-de-Joie

sans jamais déserter le cœur de Tes amants.

 

La Lettre d'Adieu (29 août 1896)

 

    à la recherche de mon Père,

Je ^ suivant son ordre, quitte ce lieu.

Ceci se lance dans une entreprise vertueuse.

Nul ne doit donc se lamenter sur cette action.

Il n'est pas nécessaire non plus de faire des dépenses

pour retrouver ceci.

 

Vos frais de scolarité

n'ont pas été versés.

Ci-joint Rs.2

C'est ainsi

 

Parente Révélée (occ.v.17)

 

Ishwara Swami désirant connaître le lieu de naissance de Sri Ramana et le nom de ses parents composa   :

 

J'ai pensé, ô le Pur,

J'ai pensé...

 

Sri Ramana répondit   :

 

Ainsi pensent les arbres touffus qui ceignent

ThiruchuzhiAzhagu ma mère

rend hommage à Sundaram mon père :

« Est-ce en notre sein qu'il réside,

Lui à la lumière de soleil toujours

rougeoyant[1], d'où la pensée s'ébranle,

ou dans le cœur de ceux qui connaissent la vérité ? »

 

Terre Natale (occ. v.13)

 

Un autre jour, Ishwara  Swami  désira savoir sous quelle épithète Shiva  et Devi présidaient  au temple de Thiruchuzhi. Sri Ramana répondit   :

 

Apprends qu'en Thiruchuzhi, cerné

Des-Eaux-qui-effacent-les-Fautes[2],

Lui, le bienveillant Maître de la terre (Bhumishan)

A qui tout le monde rend hommage,

Danse assisté de Sayahâmba[3].

 

Réponse à l’Appel de sa Mère

 

La mère de Sri Ramana  ayant appris que son  fils était sain et sauf à  Tiruvannāmalai, lui rendit visite en décembre
1898.   A cette époque Sri Ramana occupait une cellule dans  le temple Pavazhakundru, un promontoire sur le versant est de la colline. Il demeura silencieux tout au long de l'appel de sa mère, lui demandant  de repartir avec elle,  puis finalement écrivit ces lignes sur un morceau de papier qu'un témoin de la scène lui tendit :

 

« Celui qui, présent en tous, ordonne le prârabdha  selon les actions passées de chacun, en assure aussi le déroulement. Cela seul est certain ! Ce qui ne doit pas arriver n'arrivera pas, en dépit de tout effort. Aucune tentative ne peut faire obstruction à ce qui doit arriver. Par conséquent, le mieux est de garder le silence. »

 

Prière pour la guérison de sa Mère

 

Au retour d'un pèlerinage à Thirupathi, Azhagu s'arrêta à Tiruvannāmalai. Au cours de sa visite, elle fut saisie d'une fièvre extrêmement sévère, probablement une forme de typhoïde, qui mit sa vie en danger. Sri Ramana adressa  ces quatre strophes à Arunâchala :

 

1.       « O Médecine qui s'éleva en Montagne

afin d'apporter remède aux vagues

innombrables de naissances !

Quand Toi-même, ô Seigneur, est mon asile,

il est de Ton devoir de guérir la fièvre[4]

de ma mère et de la faire Tienne aussi !

 

2.       Montre Tes Pieds de lotus[5], ô Conquérant de Yama,

afin que cette même Yama ne s'approche

de celle qui me donna naissance,

moi qui tout enfant[6] m'attacha

à Tes Pieds de lotus !

 

3.       Glorieux Aruna, bienfaisant resplendissant

Feu-de-connaissance,

Convertis en récipient de connaissance

le corps méritoire de ma mère et dans le

Feu-de-connaissance unis-le à Tes Pieds.

Quel besoin y aura-t-il alors d'allumer

le feu crématoire ? Dis-moi !

 

4.       Antidote du délire causé par maya,

pourquoi tardes-Tu, ô sublime Mont Aruna,

à dissiper le délire de ma mère ?

Qui au monde, tel une mère, protège ceux

qui ont pris asile en Toi et qui, sinon Toi,

détruit le fruit de leurs actions ? Dis-moi !

Définition du Tapas

 

Au cours d'une visite, Kavya Kantha Ganapathi Mouni,  un ascète et érudit de grand renom, exprima avec grande émotion ses doutes quant à la validité du tapas auquel il s'adonnait depuis des années : « J'ai  étudié  tout ce qu'il  y a à  étudier. J'ai compris l'enseignement du Vedanta, néanmoins je ne comprends pas ce qu'est le tapas. Eclairez-moi,  je vous prie, sur la nature du tapas." Sri Ramana répondit :

 

Si l'on dirige l'attention à la source

du jaillissement du sentir 'Je', le mental s'y

absorbera - cela est  tapas.

 

Si, au cours de la répétition d'un mantra,

l'attention  est dirigée vers  la  source

de l'émission du  son, le mental  s'y absorbera -

cela est  tapas.

 

Plus  tard il ajouta:

 

Pour ceux qui ne peuvent ressentir

au moyen de la connaissance intérieure

la source d'où 'Je' brille,

il est préférable de chercher au cours du japa

la source d'où le son mental s'élève.

 

La Grotte Virupaksha

 

La  grotte, située sur le flanc est de la colline, tient son nom du renommé yogi Virupaksha qui y vécut. On raconte qu'à sa mort il convertit son corps en un linga de cendre (vibhûti linqa). Un petit autel  fut  érigé en commémoration. La tradition veut que la  grotte soit en forme de OM et qu'il soit possible d'y entendre le pranava si l'on y demeure en silence. Après un long séjour dans la grotte, Sri Ramana et ses compagnons sâdhus montèrent s'installer à Skandasram, une grotte plus spacieuse qui avait été aménagée par Kandasami, un des compagnons, très simple et très dévoué, de Sri Ramana, lequel composa cette strophe en guise de gratitude envers la grotte Virupaksha :

 

Resplendissant au sein de Virupaksha[7]

- Celui à l'Œil insolite -,

l'impérissable réalité appelée Annâmalai,

la grotte Virupaksha peut être considérée

comme une mère puisqu'elle assure

la subsistance de ceux qui résident

dans la grotte du Cœur,

la demeure du Seigneur (Shiva).

 

Ganapathi dans la niche

 

En 1912,   le jour du festival de Ganesh[8], Ishwara  Swami demanda à Sri Ramana de composer une strophe en hommage à un petit 'Ganesh' qu'un prédécesseur avait placé dans une niche, sous la véranda  de la  grotte  Virupaksha. Sri Ramana se plia tout naturellement à la demande, sans toutefois omettre une pointe d'humour :

 

O Pillaillâr dans la niche[9],

de Celui qui T'engendra Tu fis un mendiant[10] !

A tous les coins de rues[11]

Tu gaves ton ventre énorme !

Ton cœur serait-il de pierre envers

celui qui vint après Toi ? Regarde-moi

qui suis aussi un jeune garçon,

et reconnais-moi, O Pillaillâr !

 

Ramana - Murugan

 

K.V Ramachandra  compara  Sri Ramana à Murugan et demanda   :

 

Si le Ramana de ce monde

naquit du sein de Devi,  dites-moi :

où est votre javelot ? Où est votre

colline de Lumière ? Où est le lait de

Devi ? Où sont les douze bras et

où est le paon à la queue bleue ?

 

Sri Ramana répondit :

 

Si le Ramana de ce monde

naquit du sein de Devi,

oui, il y a le javelot; oui, il y a

la colline de Lumière; oui, il y a

le lait de grâce de Devi; oui, il y a

les deux bras glorieux; oui, il y a

le paon: le mental maîtrisé

qui avala le prana[12] !

Excuses aux Frelons

 

Sri Ramana occupait à cette époque la grotte Virupaksha. Au cours d'une promenade solitaire sur la montagne,  il remarqua une feuille de banian de grande taille qui volait vers lui. Il se rappela alors que le purâna d'Arunachala fait mention d'un banian géant  sous  lequel demeure Arunagiri yogi qui, selon le purâna, est  la personnification d'Arunachala : « Dès que je me souvins de cette strophe je conclus que cette feuille devait provenir de ce banian et pensai pouvoir atteindre l'arbre si je suivais la direction d'où la feuille s'était envolée. Je grimpais plus haut et vis bientôt l'arbre sur un promontoire; je continuai de grimper quand ma jambe heurta un buisson. Les frelons qui s'y trouvaient se dispersèrent alarmés puis m'attaquèrent. J'en déduisis que cela était la rançon pour la faute que j'avais commise et me tins immobile. Les frelons ne piquèrent que la partie de la jambe qui avait heurté le buisson mais ils le firent à leur pleine satisfaction. Quand ils eurent terminé je repris ma marche. Curieusement j'avais tout oublié du banian-et ne désirais qu'atteindre les sept sources » (un point élevé d'eau pérenne). (L/R 11-85)

De nombreuses personnes ont essayé  au cours des années d'atteindre ce banian et n'ont rencontré que des mésaventures, quelquefois  tournant presque  au tragique. Sri Ramana composa cette strophe en réponse à une strophe de Muruganâr, dans laquelle il lui demandait pourquoi il s'était ainsi  livré à  la colère des frelons. Sri Ramana répondit :

 

Quand la jambe heurta leur nid

construit dans un buisson vert et touffu,

les frelons la piquèrent

au point qu'elle se tuméfia.

Quelle serait sa disposition d'esprit

Si au moins il ne se repentait de son action ?


Célébration de l’anniversaire

 

« Probablement en 1912, nous occupions alors la grotte Virupaksha[13], ceux qui m'entouraient insistèrent pour préparer un repas en l'honneur de mon anniversaire. J'essayai de les dissuader mais ils protestèrent : « En quoi cela peut-il nuire à Swami que nous cuisinions et prenions un repas ici ? » Je n'insistais donc plus. Ils achetèrent immédiatement pots et marmites; ces dernières sont d'ailleurs encore avec nous. Ce qui débuta par une petite réunion prit l'ampleur et la pompe d'une grande assemblée. Tout doit suivre son cours et rien ne s'arrêtera à notre requête. Je leur parlai longuement mais en vain : ils n'écoutèrent pas. A la fin du repas, Ishwara Swami dit: 'Swami, c'est votre anniversaire ! S'il vous plaît, composez deux strophes et je ferai de même.' C'est ainsi que je composai ces deux strophes d'anniversaire. Il semble que la coutume d'une section de la population du Malabar soit de pleurer à la naissance d'un enfant et de célébrer une mort en grande pompe. C'est bien vrai que l'on devrait se lamenter d'avoir quitté son état naturel et assumé une naissance plutôt que de se réjouir et de célébrer l'occasion. » (L/R- 1,97 & 11,5; D/D 5.10.1946)

 

O vous qui le célébrez en grande pompe,

Qu'est ce jour anniversaire ?

Le jour de la naissance est celui, où

en recherchant avec sollicitude

d'où nous sommes nés, nous naissons

dans l'Etre qui transcende naissance et mort

et qui de tout temps brille

en tant qu'Un.

 

Chérir et fêter le jour de la naissance

plutôt que de pleurer sur cette dernière

- au moins en ce jour d'anniversaire -

c'est se complaire à décorer somptueusement

un cadavre ! Tout bien considéré,

prendre conscience de Soi-même

 et s'y fondre, cela seul est le vrai

retour à la conscience[14].

 

La Complainte de l’Estomac

 

« En 1931, au mois de chittra (avril-mai), le jour de la pleine lune, nous avions pris un repas copieux et chacun se plaignait de lourdeurs d'estomac. Quelqu'un, je pense le regretté Somasundaram, cita une strophe de la poétesse Aweiyâr :

 

O misérable estomac!   Tu  ne  te passes

de nourriture même un  seul   jour

et  tu n'en prendras pas assez pour

deux jours. D'heure en heure et jour

après  jour, tu ne cesses de manger.

Tu  ne  sais  combien  je  souffre. Il  n'est

pas  possible de  s'entendre avec  toi !

 

Je dis alors que l'estomac avait de plus grandes raisons de se plaindre de nous que nous de  lui. »

Sri Bhagavan  composa alors une parodie de la  strophe d'Aweiyâr   (L/R  -  1,32) :

 

O mon tyrannique ego[15] !

Comme il est pénible de vivre avec toi.

Pas même une demi-heure me laisses-tu

reposer, moi, l'estomac !

Tu ne peux résister à l'envie


de manger à toute heure[16].

Tu n'as aucune idée combien je souffre !

 

Dipavalli (occ.v. 7 & 8)

 

Dipavalli, « le festival des lumières », est célébré à  la date du chathurdassi  (14ème jour après la nouvelle lune) du mois d’aillepassy (octobre-novembre) en commémoration de la mort du démon Naraka, tué par Krishna.

« Un jour de Dipavalli, Muruganâr désira que j'écrive quelque chose sur Dipavalli. Quand je lui demandai pour quelle raison, il répondit que si j'écrivais quelque chose il en ferait de même. Je composai donc ces deux strophes. »  (L/R 1,65)

 

Celui qui,

au moyen du disque de la connaissance,

cherche et exécute le démon Naraka

-  le maître de l'enfer :

«  Je suis le corps infernal »,

est par cela même Narayana ;

Le moment de l'exécution du démon est

chathurdassy - le jour de bon augure.

 

Comprends clairement que Dipavalli

- le festival des lumières -

c'est briller en tant que Soi-même,

après avoir cherché et exécuté

le grand fautif qui, avec perversion, identifie

"Je" à la forme infernale du corps,

sa demeure illusoire.

 

La 'Lettre' (occ.v. 22)

 

Sri Bhagavan raconta  incidemment comment bien des années auparavant (en 1937) le regretté Somasundaram lui demanda d'écrire 'une lettre' dans son calepin neuf. Sri Bhagavan composa  alors les lignes qui  forment à présent la  seconde partie de la strophe. Plus tard (en 1940) une autre personne lui  demanda aussi d'écrire 'une  lettre' dans son calepin déjà bien rempli. Sri Bhagavan composa alors les lignes qui forment la première partie de la strophe. (D/D 8.8. 1946 &  L/R 1-52)

Sri Ramana joue sur les mots ézhuthu (tamoul pour 'lettre') et akshara (sanskrit pour 'lettre', mais ce mot désigne aussi l'Impérissable). Il faut ajouter que demander  'une  lettre' est une manière de demander une bénédiction.

 

Vous désirez que dans ce calepin

couvert de lettres (ézhuthu)

j'écrive une lettre (akshara),

L'Impérissable (akshara) est cette

unique lettre (ézhuthu).

Qui peut écrire cette unique lettre (akshara)

spontanée qui brille de tout temps

dans le cœur ?

 

Libération (occ.v.20)

 

KV Ramachandra remarqua un jour, dans une strophe de deux lignes (kural) :

 

Si le pigeon s’échappe de la main du chasseur

il s’envole et quitte la forêt.

 

Sri Ramana répondit en deux lignes, pour compléter le quatrain :

 

C'est ce que l'on dit :

 

mais, quand il part à la recherche de sa

demeure et s'échappe du chasseur,

la forêt même se révèle être sa demeure[17].

Le Sommeil Eveillé

 

Sri Ramana dit que le sommeil est notre état naturel et que le samâdhi, l'expérience de Soi-même, n'est autre que l'expérience du sommeil dans la veille. Muruganâr composa deux strophes pour un sadhaka qui se lamentait de ne pouvoir faire l'expérience du sommeil dans le rêve. Sri Ramana condensa ces deux strophes en une seule :

 

L'état de sommeil-éveillé (jagrat-sushupti[18])

est  le  fruit de  la recherche de  Soi-même

en une quête continue.

Livrez-vous à cette recherche assidûment

jusqu'à ce que le sommeil brille[19]

dans la veille et dans le rêve.

 

La définition du Silence (occ.v. 21)

 

Le major Chadwick demanda  un jour à Bhagavan la signification des quatre derniers slokas du Veda parayanna. Sri Ramana traduisit ces quatre slokas en tamoul, qui furent ensuite expliquées en anglais au major. A cette occasion Sri Ramana composa la strophe suivante :

 

Le silence qui s'élève intérieurement

est l'éloquence inspirée par la grâce.

 

Sat-Chit-Ananda (occ.v. 15)

 

L'expérience de notre forme vraie

dans le coeur est celle de la plénitude

de Sat-Chit-Ananda.

 

 

  



[1] Andhi : couleur rougeoyante du soleil à son lever et coucher. C'est ce rougeoiement  qui est appelé aruna.

[2] la rivière est appelée Pâvahari.

[3] ‘Celle qui assiste’, derrière qui le jeune vénkataraman prit refuge après avoir été réprimandé par son père.

[4] Sri Ramana emploie le mot tapas qui prend Ici un  double sens : le  feu de la fièvre et aussi celui  dû aux désirs. C'est la guérison Intégrale de sa mère que Sri Ramana demande dans ces strophes.

[5] Kâlakala : épithète de Shiva faisant allusion à l’épisode au cours duquel il conquit Yama en le frappant de ses pieds, afin de protéger Markandaya.

[6] Balane : enfant de moins de sept ans. Voir Huit Strophes à Arunâchala, strophe 8.

[7] Sri Ramana joue ici sur le double sens  du mot Virupaksha : virû : ‘forme Insolite’ et pâksha : ‘œil’. Virupaksha est une épithète de Shiva  en  raison  de  son  troisième œil.   Mais ce  troisième œil  est: vi rûpa aksha : ‘sans   (vi)   forme   (rùpa)   et impérissable   (aksha)’.

[8] le quatrième jour (chathurti) de la lune ascendante du mois âvanni (août-septembre).

[9] Ganesh répond à plusieurs noms selon ses fonctions : Ganapathi, Vinâyakar, Pillaillâr, etc. Ce dernier nom est tamoul et veut dire 'enfant', fille ou garçon, mais plus particulièrement 'jeune garçon'.

[10] Manière de dire : "Tu fais honte à ton Père."

[11] Des petits temples dédiés à Ganesh sont érigés un peu partout et souvent aux carrefours. Etant Celui-qui-éloigne-les-obstacles, il est le favori de tous, en particulier des jeunes filles, qui lui adressent prières et offrandes afin d'obtenir un époux vertueux, ce qui lui permet de maintenir son embonpoint légendaire.

[12] Le javelot est « Qui suis-je? ».

La colline de Lumière est  Arunachala.

Le lait de Devi est l'eau lustrale d'un bassin appelé 'Bassin du lait de grâce' (arul pâl tîrthan), en dessous de la grotte Virupaksha.

Les deux bras glorieux sont le fruit d'un jeu de mot sur l'expression ‘pannirenedu’ employée par Ramachandra, qui  veut dire 'douze bras' mais aussi 'deux glorieux bras'.

[13] A cette époque, Sri Ramana et les autres sadhus mendiaient leur nourriture quotidiennement dans le bourg.

[14] La naissance est un retour à la conscience conditionnée par un corps, tandis que la fusion de soi-même en Soi-même est la vraie renaissance, qui  est au-delà du cycle des naissances.

[15] Vie de ma vie.

[16] ou « à l'excès ».

[17] Le pigeon est le jiva,  le chasseur est maya : l'identification au corps. Quand le jiva cherche sa propre demeure et la rejoint, maya n'a plus prise sur lui et le corps auquel il  était identifié fait partie intégrale de la réalité (Les Quarante Quatrains, 17 & 18).

[18] Jagrat-sushupti, le sommeil éveillé, est turiya, le quatrième  état.

[19] Jusqu'à ce que soit accomplie la prise de conscience de l'être authentique, libre de pensées, qui brille dans le sommeil profond et surgit sous  forme de ‘Je’, l’identification au corps.