Introduction

Petite histoire de ce site

 

En 1994, lors de ma première visite en Inde, j’ai souhaité passer quelques temps à l’Ashram de Ramana Maharshi, ce Maître qui avait toujours été une influence majeure pour moi et, oserais-je le dire, comme un compagnon quotidien de vie durant de nombreuses années.

Après avoir été gentiment accueilli par un des secrétaires de l’Ashram, et m’y être installé, il m’a mis en relation avec une personne de langue Française vivant à proximité, dans une petite maison, au pied d’Arunachala. Cette habituée de l’Ashram, vivant là depuis de nombreuses années était en train d’effectuer la traduction directe du tamoul en français des œuvres de Ramana.

Son nom était Arlette Hans, surnommée « Aruna » Hans (prononcer « arouna »).

« Bien sûr, m’a-t-elle dit, des traductions françaises existent déjà, mais elles viennent toutes de l’anglais, et non pas directement du tamoul. De nombreuses nuances se sont perdues au passage de cette double traduction… Pour m’a part, j’en ai fait une traduction directe, que je crois donc plus fidèle. ».

Après qu’elle m’ait invité chez elle, présenté son cobra (d’adoption !) faisant la sieste dans son jardin, et préparé un petit repas, nous avons pu sympathiser et parler de son grand projet.

Il était déjà très avancé et concernait uniquement les œuvres directes de Ramana et non pas les dialogues de Ramana avec des visiteurs (les « talks », en anglais, traduit par « L’enseignement de Ramana Maharshi » en français), eux abondamment diffusés et bien connu en France. Elle avait obtenu l’accord officiel de l’Ashram pour la diffusion et la publication de ces œuvres.

Cependant, elle se sentait loin de tout, sans ordinateur ni contact avec des maisons d’édition. Elle avait pourtant une relation en France, qu’elle me demanda de contacter, afin de lui apporter un manuscrit de son travail, tapé sur une vieille machine et relié sommairement. J’acceptais bien entendu de lui transmettre, et lui proposais également de l’aider pour la mise en forme informatique de son texte, étant informaticien de profession.

De retour en France, je pris donc contact avec Henri B., grand habitué de l’Ashram de Ramana, qui se révéla habiter à quelques dizaines de kilomètres de chez moi…

Je lui transmettais les deux volumes d’Aruna, qu’il était chargé de relire et corriger. Nous avons également sympathisé à cette occasion : Henri est resté, dans les années qui ont suivi et jusqu’à son décès en 2010, un de mes meilleurs amis.

Les années passant, j’aidais un peu Aruna à composer ses textes, mais la publication avançait peu. Le marché français pour ce genre de texte est faible, et aucun éditeur ne se décida à les imprimer.

Aruna décéda donc sans que ses textes n’aient touché leur public, au milieu de la première décennie 2000. Un peu plus tard, ce fut le tour d’Henri de quitter ce monde, et je me retrouvais donc comme seul possesseur de ce manuscrit, me demandant quoi faire de cela, pour servir Ramana.

Après quelques réflexions, il me sembla que la seule solution était le web. Pourquoi ne pas faire un site sans prétention, présentant tous ces textes, les rendant disponibles et accessibles à tout un chacun ? Après tout, Aruna avait obtenu la permission de les diffuser, et quelle meilleure diffusion qu’une mise à disposition gratuite et ouverte ?

C’est donc ainsi que le site que vous avez sous les yeux est né…

 

Les textes

 

Les textes regroupés ici sont donc :

·         Des œuvres en proses composées par Ramana Maharshi.

·         Des poèmes, révélant la profonde dévotion que Ramana entretenait pour Shiva / Arunachala.

·         Des traductions qu’il a effectuées, de textes sanscrits en tamoul, pour le bénéfice de ses dévots.

·         Un glossaire, quelques appendices et une bibliographie, ajoutés par Aruna.

De nombreuses notes ont été ajoutées au texte original par Aruna et complètent sa traduction.

Je n’ai pour ma part absolument rien ajouté ni retranché, me contentant d’un simple rôle d’édition : saisie, mise en forme du texte et  création de ce site.

 

Jean Michel G.,, en offrande à Ramana.