Qui suis je ? (Nâne Yâr ?)

1 - Puisque tous les êtres humains aspirent constamment au bonheur et non à la souffrance, et

·Que chacun s'aime lui-même suprêmement.

·Que le bonheur est la seule cause de l'amour.

·Et que nous jouissons quotidiennement du bonheur, notre nature propre (swabhêva), dans le sommeil profond où le mental n’est pas présent.

Nous devons, afin d’obtenir ce bonheur, prendre conscience de ce que nous sommes réellement : la recherche de la connaissance (jnana vichâra)"Qui suis-je ?" est la sâdhana par excellence.

 

2- QUI SUIS-JE ? Ce corps physique composé des sept éléments: lymphe, sang, chair, graisse, moelle, os et sperme, n'est pas "Je". Les cinq organes de perception (jnanendriya) : oreilles, peau, yeux, langue, et nez, ne sont pas « Je ». Les cinq organes d'action (karmendriya) : bouche, jambes, mains, anus et organe de reproduction (dont les fonctions respectives sont: parler, marcher, donner, évacuer et jouir) ne sont pas « Je ». Les énergies vitales, telles le prâna (prâna, vyâna, apâna, samâna et udâna) qui accomplissent les cinq fonctions (respiration etc.) ne sont pas "Je". Le mental (manas) dont la fonction est de penser, n’est pas "Je". L'absence de connaissance, qui subsiste seulement avec les tendances latentes envers les objets des sens (vishaya vasanas), quand les organes de perception et d'action ne fonctionnent pas (dans le sommeil profond), n'est pas "Je".

"Pas "Je" - Pas "Je" (neti - neti), ayant ainsi éliminé tout ce qui est mentionné ci-dessus, "Je" est la conscience qui demeure par elle-même. La nature de cette conscience est Sat-Chit-Ananda (Etre-Conscience-Béatitude ineffable).

 

3- Si le mental, qui est la cause de toute perception et de toute action, se retire (s'efface), la perception du monde (jagat drishti) cesse. A moins que la perception du serpent, qui est une imagination, ne cesse, la perception de la corde, la base, ne peut être obtenue. Pareillement, à moins que la perception du monde, qui est une imagination, ne cesse, la connaissance de notre réelle identité[1] ne peut être obtenue.

 

4- Le mental est une énergie (shakti) extraordinaire inhérente à nous-mêmes : il projette toutes pensées. Si les pensées sont éliminées, l'évidence qu'en fait de mental il n'y a rien apparaitra clairement. Par conséquent les pensées constituent la forme (nature) du mental. L'univers n'est autre que pensées. Il n'a pas d'existence indépendante. Dans le sommeil profond il n'y a pas de pensées et pas de monde. Dans les états de veille et de rêve il y a pensées et monde aussi. Tout comme l'araignée secrète son fil hors d'elle-même, tisse sa toile et la réabsorbe en elle-même, le mental projette un monde hors de lui-même et le réabsorbe en lui-même. Quand le mental s’extériorise hors qui lui est naturel, un monde apparait. En conséquence quand un monde apparaît la forme (nature) qui nous est propre ne se révèle pas et quand notre propre forme (nature) brille le monde n’apparaît pas (ne s’élève pas).

La recherche assidue de la forme (nature) du mental dévoilera en fin de recherche que Soi-même devient le  mental. « Atman » est « thane[2] ». Le mental ne peut subsister qu’adhérant continûment à une forme concrète, il ne peut subsister par lui-même. Ce qui est appelé le corps subtil (sukshma sarira) n'est rien d'autre que le mental.

5 - Le mental est ce 'Je,' qui s’élève dans le corps. Si l'on cherche d'où s’élève originellement le sentir ‘Je’ dans le corps, on découvrira que le cœur (hridaya) est la source du mental[3]. Penser 'Je', 'Je' sans cesser y conduira aussi. De toutes les pensées qui s'élèvent dans le mental la pensée ‘Je’ est la première. Les autres pensées ne s’élèvent qu'après l’apparition de première personne. Les seconde et troisième personnes ne peuvent exister sans la première (‘tu’, ‘elle’, ‘il’, ‘nous’, vous’ ne peuvent exister sans ‘je’).

 

6- La recherche "Qui suis-je ?" accomplira d'elle-même la maîtrise du mental. Après avoir détruit toute autre pensée, cette pensée même: "Qui suis-je ?" périra finalement, de même que le bâton avec lequel le bucher funéraire est allumé et attisé. Quand les pensées s'élèvent, on doit se poser la question: "A qui sont ces pensées ?" au lieu de se laisser entrainer à les poursuivre. Si, au surgissement de chaque pensée, on cherche avec vigilance à qui appartient cette pensée, la réponse ‘à moi’ s’élèvera. Si l'on se pose alors la question « Qui suis-je ? » le mental retournera à sa source et la pensée qui s'était élevée sera éliminée[4]. Au fur et à mesure que l'habitude de cette pratique se développera, la capacité (shakti) du mental à demeurer en sa source ira en s'accroissant. Quand le mental, qui est subtil (sukshma), s'extériorise au moyen du cerveau et des organes sensoriels, les noms-formes (nâma-rupa) qui constituent le monde concret (sthûla) apparaissent. Quand le mental demeure dans le Cœur (hridaya), sans la moindre possibilité de s'échapper, on le dit 'intériorisé' (antarmukham) ou 'tourné vers lui-même' (ahammukham). Inversement, on le dit 'extériorisé' (bahirmukham) quand il s'échappe du Cœur et se tourne vers l'extérieur, quand l'attention se fragmente. Quand le mental demeure dans le Cœur, la pensée 'Je', la racine de toute pensée, est détruite et seul Soi-même (Thane) brille. Notre forme (nature) réelle est là où il n'y à pas la moindre trace de la pensée ‘Je’. Cela seul peut être appelé 'Silence' (mauna). C'est cet état d'être tranquille (summa irutthal) qui est appelé jnana drishti : le « connaître ». L’Être tranquille (summâ iruthal) c'est avoir absorbé le mental dans son propre être. Par ailleurs, connaître le passé, le présent et le futur, connaitre les événements distants et connaitre les pensées des autres ne peut jamais être le connaître (jnana drishti).

 

7- Seul Atman, soi-même, réellement est. Le monde (jagat), les créatures (jivas) et Dieu (Ishwara[5]) ne sont que des imaginations surimposées, tel l'argent dans la nacre. Ces trois s'élèvent simultanément et disparaissent simultanément. Notre propre forme (nature) est l'essence du monde, de 'Je' et de Dieu. L'Etre transcendant (Shivaswarûpa), est l'essence de tout.

 

8- Il n'y a pas d’autre moyen efficace pour calmer le mental que la recherche. S'il est calmé par quelque autre moyen, il ne le sera qu'en apparence et il surgira à nouveau. Le mental peut aussi être calmé au moyen d'exercices respiratoires (prânâyama). Toutefois, dans ce cas, il n'est calmé qu'aussi longtemps que le souffle (prâna) est contrôlé. Dès que le prâna s'extériorise, le mental s'élève à nouveau et vagabonde sous l'emprise des tendances latentes (vasanas). La source du mental est aussi la source du prâna. La nature du mental est de penser, et 'Je' est la première pensée du mental. C'est cette pensée ‘Je’ qui est l'égo (ahamkara). Là où s'élève l'ego, s'élève aussi le prâna. Par conséquent, quand le mental se calme, le prâna se calme également et quand le prâna se calme, le mental aussi se calme. Toutefois, quand, dans le sommeil profond, le mental s'efface, Ie prâna ne cesse de fonctionner. Cela est ainsi établi dans le Plan Divin pour protéger le corps de sorte que d'autres ne le prennent pas pour mort. Quand, dans l'état de veille ou dans le samâdhi, le mental est calme, le prâna se calme aussi. Il est dit que le prâna est la forme concrète du mental. Le mental retient le prâna dans le corps, jusqu'au moment de la mort. Au cours de la mort, le mental recueille le prâna lui-même, et l'entraine avec lui. Il est donc bien évident que bien que le prânâyama soit une aide pour contrôler le mental il ne peut effectuer sa destruction intégrale (manonâsha).

 

9- De même que le prânâyama, la méditation sur une Forme divine (mûrthi dhyâna), la répétition d'un Nom divin (mantra japa) et l'observance de régimes alimentaires sont des aides qui ont pour but de contrôler le mental. Au moyen de la méditation sur une forme divine, aussi bien qu'au moyen de la répétition d'un mantra, le mental (l’attention) acquiert l'intensité de la parfaite concentration (ékâgrata : attention recueillie et fixée sur un seul objet). Si on donne un éléphant une chaine à tenir dans sa trompe qui est en mouvement constant, il suit son chemin en tenant la chaine au lieu d'essayer de saisir une chose ou une autre. Pareillement, quand le mental, qui vagabonde constamment ici et là, est exercé à se fixer sur une des formes divines ou sur un Nom divin, il ne se saisira de rien d'autre. Le mental se disperse en pensées innombrables, en conséquence, la force de chaque pensée est amoindrie. Au fur et à mesure que les pensées se calment le mental (l'attention) acquiert de la concentration et gagne ainsi la force de se livrer à la recherche sans difficultés. Parmi toutes les observances, la consommation de nourriture satvique[6] en quantité modérée est favorable à la recherche puisqu’elle développe la nature satvique du mental.

 

10- Bien que les tendances (attractions) envers les objets des sens, acquises au cours de naissances innombrables, s'élèvent continuellement, telles les vagues de l’océan, elles sont toutes annihilées quand l'attention se tourne vers sa propre nature (swarupa dhyâna) avec une intensité ardente. Il est indispensable de persévérer dans cette attention tournée vers sa propre nature sans permettre l'intrusion du doute, qui est la pensée : « Comment puis-je éliminer toutes ces vasanas pour demeurer dans ma propre nature ? » Quand bien-même serait-on un grand pécheur, on ne doit pas se lamenter et penser : « Comment puis-je réussir quand mes erreurs sont si grandes ? » Si, au lieu de se plaindre, on abandonne l'idée que l'on est plein de défauts et si l'on se livre à la recherche de sa propre forme (nature) avec enthousiasme, on s'amendera bien certainement.

 

11 - Aussi longtemps qu'il y a des vasanas dans le mental, la recherche « Qui suis-je ? » est indispensable. Tant que, les unes après les autres, les pensées s'élèvent elles doivent être détruites en cherchant leur source. Le renoncement (vairagya), ou l'absence de désirs (nirâsha) consiste à ne pas chercher ce qui nous est étranger. La Connaissance (Jnana) consiste à ne ­pas quitter notre propre être. Ces deux états sont, en fait, identiques. De même que le pêcheur lie une pierre à sa taille, plonge dans les profondeurs de l'océan et s'empare de la perle au fond des eaux, chacun peut atteindre 'Soi-même' en plongeant en soi-même à l’aide de vairagya. Si l’on persévère à cette attention a 'soi-même (thane) jusqu’à ce que 'Soi-même’ (swarupa) soit atteint, cela suffit. Aussi longtemps qu’il y a des ennemis dans la citadelle, ils en émergeront. S'ils sont anéantis au fur et à mesure qu'ils émergent, la citadelle sera finalement conquise.

 

12 - La réalité du Guru n'est autre que Dieu (kadavul). De même que la proie captive dans la gueule du tigre ne peut s'échapper, ceux qui sont capturés dans le Regard-de-grâce du Guru ne seront jamais abandonnés mais certainement sauvés. Néanmoins, ils doivent suivre sans en dévier le chemin indiqué par le Guru.

 

13 - La soumission de soi-même à Dieu consiste à méditer sur le Soi[7] sans donner prise au surgissement de la moindre pensée et être ainsi établi en Soi-même (âtmâ nishta). Peu importe le fardeau placé sur lui, Dieu le portera. Puisque le pouvoir de la Divinité suprême (parameshwara shakti) accomplit toutes activités, pourquoi s'agiter quant à savoir si nous devons faire ceci ou cela au lieu de nous soumettre ? Pourquoi devrions nous, nous qui voyageons dans le train nous fatiguer à porter notre bagage sur la tête au lieu de le poser sur le porte-bagage et être à l'aise quand nous savons que le train qui nous transporte, transporte aussi notre fardeau et bien d'autres.

 

14 - Le bien-être intérieur (sukham) est notre nature réelle. En réalité ‘Nous-mêmes’ et le bonheur sont une seule et même chose. Nous sommes bonheur et cela seul est réel. Il n'y a de bonheur dans aucune des choses du monde. En raison d'un manque de discernement (viveka) nous pensons pouvoir obtenir le bonheur des choses du monde, mais chaque fois que le mental s’extériorise il fait l'expérience de la souffrance. Chaque fois que nos pensées (désirs) sont satisfaites le mental retourne à sa source et goute le bonheur qui lui est naturel. Dans le sommeil profond, le samâdhi, la syncope et chaque fois que nous obtenons la chose que nous désirons (et quand nous sommes libérés des choses que nous n'aimons pas), le mental s'intériorise et fait ainsi l'expérience du bonheur, de son propre bonheur. Le mental vagabonde ainsi sans repos, quittant sa forme (nature) réelle et y revenant. Sous l'arbre l'ombre est plaisante; au soleil la chaleur est insupportable. Celui qui s'éloigne de l'ombre y revient et se trouve rafraichi; après quelques instants il repart mais, incapable de supporter la chaleur, il revient à l'ombre de l'arbre. Il s'affaire ainsi à s'éloigner de l'ombre et à y revenir en raison d'un manque de discernement (viveka) tandis que celui qui possède le discernement ne quitte pas l'ombre. Pareillement, le mental du Jnâni nequitte jamais l'Etre originel (Brahman) tandis que le mental de l'ignorant (ajnâni) s'extériorise vers le monde, fait l'expérience de la souffrance, retourne à Brahman pour un bref moment et goute le bonheur. Le monde n’est autre que pensées. Quand le monde disparait, c'est-à-dire quand il n'y a pas de pensées, le mental fait l'expérience du bonheur. Quand le monde apparait il fait l'expérience de la souffrance.

 

15 - Sans intention, sans désir ou effort (samkalpa) le soleil se lève. En sa seule présence la lentille émet l'étincelle, le lotus s'épanouit, l'eau s'évapore et les gens du monde agissent et se reposent. A proximité de l'aimant, l'aiguille oscille. Pareillement, dans la seule Présence du Seigneur (Ishan) qui est libre de toute intention, désir ou effort (samkalpa) envers ces activités, les individus (jivas), qui sont sous l’emprise des trois, ou cinq  fonctions divines[8] entreprennent et cessent leurs activités dictées uniquement par leur prârabdha. Aucune de ces activités n'affecte le Suprême, pas plus que les activités du monde n'affectent le soleil et pas plus que la nature essentielle de l'espace (âkâsha) n'est affectée par les qualités inhérentes aux quatre autres éléments (terre, eau, feu et air).

 

16 - Puisque tous les Textes déclarent qu'afin d'obtenir la libération le mental doit être subjugué, nous devons en conclure que la maitrise du mental est le verdict final. Ceci étant compris, il est futile de se livrer à une étude sans fin des Ecritures : comment une recherche dans les Textes pourrait elle effectuer le contrôle du mental ? Il ne peut être atteint que par la recherche de soi-même. C'est au moyen de l'Œil de la Connaissance que l'on peut se connaitre Soi-même. Rama a-t-il besoin d'un miroir pour savoir qu'il est Rama ? 'Soi-même' (désigne ici l'ego) est à l'intérieur des cinq gaines (koshas) tandis que les Textes sont extérieurs aux cinq gaines. Il est donc futile de se chercher dans les livres quand on doit se trouver intérieurement. Ayant éliminé les cinq gaines, chercher celui qui est en servitude et par cela même prendre conscience que notre nature réelle est libération (mukti). Seule la pratique de maintenir le mental continûment dans sa propre forme peut être appelée la recherche du Soi (âtmâ vichâra) tandis que méditer[9] consiste è penser que nous sommes Sat-Chit-Ananda, l'Etre originel (Brahman). Un jour viendra où il nous faudra oublier tout ce qui fut appris.

 

17 - Tout comme il serait futile de cataloguer les ordures que l'on doit jeter, il serait vain, si l'on aspire à la connaissance de Soi-même, de notre nature propre, de classer, décrire et analyser les principes (tattvas) et leurs qualités (gunas) qui masquent notre nature réelle au lieu de les balayer d'un seul coup. Le monde[10] doit être considéré simplement comme un rêve.

 

18 - L'état de veille est long tandis que l'état de rêve est court; en dehors de cela il n'y a pas de différence. Les activités de l'état de rêve semblent, au cours même du rêve, tout aussi réelles que les activités semblent réelles au cours de la veille. Le mental ne fait qu'assumer un autre corps dans le rêve. Dans l'état de veille, comme dans l'état de rêve, les pensées et les noms-formes (nâma-rupa) surviennent simultanément.

 

19- Il n'y a pas deux mental(s) : l'un bon et I’ autre mauvais. Le mental est indivisé. Seules les tendances latentes (vasanas) sont de deux natures : les tendances favorables et les tendances défavorables. Quand il est associe aux tendances favorables on dit que le mental est bon; on dit qu'il est mauvais quand il est associé aux autres tendances. Peu importe leurs mauvaises tendances, on ne doit mépriser personne. Ce sont les attractions (affinités) et répulsions (aversions) qui doivent être abhorrées. On ne doit pas permettre au mental de s'attarder sur les choses du monde. On doit éviter, autant que possible, de se mêler des affaires des autres. Quoi que l'on donne à un autre on le donne à soi-même. Quand cette vérité est connue, qui ne donnera aux autres ?

 

20- Quand 'Je' s'élève tout s'élève. Si 'Je' s'efface tout s'efface. Le plus humblement nous nous conduisons, le plus grand bien pour nous. On peut vivre n'importe où quand le mental est apaisé.

 



[1] Littéralement, la contemplation ou vision (darshan), c'est-à-dire la prise de conscience de notre nature propre.

[2] Le Maharshi explique ici que l’équivalent tamoul du sanscrit ‘atman’ est ‘thane’, qui veut dire ‘soi’ ou ‘Soi-même’, suivant le contexte, et qui est extrêmement fréquent dans le langage courant.

[3] Littéralement le ‘lieu de naissance du mental’.

[4] Le fonctionnement et la valeur de la recherche conseillée par le Maharshi sont clairement exposés en quelques lignes. Cela prouve aussi que cette recherche n’est pas un processus d’auto-analyse mais une observation du mécanisme du mental.

[5] Dieu est au pluriel dans le texte. Le Maharshi désigne ainsi tous les différents Noms-formes de Dieu conçus par les fidèles de toutes les religions.

[6] Nourriture simple mais saine qui sustente le corps sans l’agiter ou le stimuler à l’excès.

[7] Variante : consiste à maintenir l’attention tournée sur elle-même et s’établir ainsi en soi-même.

[8] Les fonctions divines : création, préservation et dissolution, auxquelles s’ajoutent voiler et dévoiler.

[9] La méditation désignée ici est ‘Soham bhavana’, ‘Je suis Cela’.

[10] Les principes qui constituent le jiva et ceux qui constituent le monde.